Yann GODBERT

La thyroïde est une petite glande située à la base du cou, en avant de la trachée. Elle est impliquée dans la régulation d’un grand nombre de fonctions de l’organisme, dont la fréquence cardiaque, la pression artérielle, la température et le poids du corps. Sa fonction principale est la sécrétion d’hormones contenant de l’iode ; la thyroïde est le principal organe « capteur » d’iode de l’organisme.

Les cellules de la thyroïde subissent parfois des changements ayant pour conséquence des troubles dans les sécrétions des hormones thyroïdiennes. Ces changements peuvent engendrer des affections non cancéreuses, ou bénignes, comme l’hypothyroïdisme, l’hyperthyroïdisme, la thyroïdite.

La présence d’une boule au niveau du cou, ou d’une compression, peut révéler l’existence d’un nodule thyroïdien. Ces nodules sont très fréquents et bénins dans plus de 90 % des cas. En cas de détection, il est nécessaire de déterminer si ceux-ci sont bénins ou malins.

Dans certains cas, des modifications dans différents types de cellules thyroïdiennes peuvent causer un cancer de la thyroïde. Le cancer de la thyroïde est généralement lentement évolutif, mais peut parfois migrer à distance de celle-ci et générer des métastases.

  • Le cancer de la thyroïde le plus courant est le cancer papillaire (environ 70 % des cas).
  • Le deuxième type de cancer le plus courant de la thyroïde est le carcinome vésiculaire  de la thyroïde.
  • Des types plus rares de cancers de la thyroïde peuvent aussi se manifester (cancer médullaire, cancer anaplasique, lymphome, carcinome épidermoïde et sarcome).

Même si dans la plupart des cas aucun facteur de risque n’est retrouvé, dans certain cas l’exposition aux radiations est retrouvé, surtout lorsque celle-ci a lieu dans l’enfance. Il est important de noter que l’administration de produits radioactifs à visée diagnostique (scintigraphie…) chez l’adulte n’augmente pas le risque de cancer de la thyroïde.

Les types de cancer

Le cancer de la thyroïde le plus courant est le cancer papillaire (environ 70 % des cas).

Le deuxième type de cancer le plus courant de la thyroïde est le carcinome folliculaire de la thyroïde.

Des types plus rares de cancers de la thyroïde peuvent aussi se manifester (cancer médullaire, cancer anaplasique, lymphome, carcinome épidermoïde et sarcome).

Les facteurs de risque

Le facteur de risque essentiel est l’exposition aux radiations, surtout lorsque celle-ci a lieu dans l’enfance.

Il est important de noter que l’administration de produits radioactifs à visée diagnostique (scintigraphie…) chez l’adulte n’augmente pas le risque de cancer de la thyroïde.

L’échographie est systématiquement réalisée pour tout nodule détecté. C’est un examen indolore, qui consiste à faire glisser sur la peau du cou une sonde qui, grâce aux ultrasons, renvoie des images de l’organe.

Dans certains cas, cet examen est suivi d’une cytoponction (prélèvement de cellules de la thyroïde). Cet examen permet d’évaluer le risque que le nodule détecté soit un cancer.

Il existe trois traitements du cancer de la thyroïde, souvent associés :

  • la chirurgie,
  • l’irathérapie (un traitement à l’iode radioactif),
  • l’hormonothérapie.

Le cancer de la thyroïde et ses traitements n’empêchent pas de mener une grossesse et de pouvoir allaiter normalement. Quelques précautions sont cependant nécessaires.

Dans tous les cas, la prise en charge thérapeutique est définie en accord avec vous sur la base de l’avis rendu en réunion de concertation pluridisciplinaire.

En tant que centre de référence régional, nous poursuivons notre expertise dans les situations rares et complexes des carcinomes thyroïdiens réfractaires.

En ce sens, nous avons mis en place sur l’Institut Bergonié, en collaboration avec le CHU, une RCP régionale de recours mensuelle afin de faciliter au maximum l’accessibilité de thérapies innovantes dans le cadre des essais thérapeutiques.
Egalement, en collaboration avec la plateforme de biologie moléculaire, un screening moléculaire large est maintenant disponible et accessible, pouvant offrir une approche thérapeutique personnalisée, innovante, en cas d’échappement aux thérapies usuelles.

Et enfin, grâce aux progrès récents de la Radiologie Interventionnelle, il est possible dans un certain nombre de cas d’effectuer des traitements efficaces itératifs, permettant de retarder au maximum l’indication d’un traitement par voie générale et donc de conserver une qualité de vie optimale aux patients.

COMPOSITION DU GROUPE THYROÏDE

Le « Groupe Thyroïde » comprend plusieurs spécialités qui interagissent les unes avec les autres :

Onco-génétique

Radiodiagnostic

Chirurgie ORL

Médecine nucléaire

Radiothérapie

Oncologie médicale

Imagerie radiologie interventionnelle

Anatomo-cyto-pathologie