05 56 33 33 41

L’UROLOGIE, QU’EST CE QUE C’EST ?

L’urologie est la discipline médicale qui s’intéresse aux reins, aux voies urinaires, ainsi qu’au système reproducteur masculin.Pour ce groupe de pathologies, le cancer de la prostate est le plus fréquent et la deuxième cause de mortalité par cancer chez l’homme. Le nombre de ces cancers diagnostiqués a sensiblement augmenté mais le taux de mortalité décroît progressivement.

À l’Institut Bergonié, la prise en charge du cancer de la prostate est une priorité. L’obtention d’une première bourse européenne en 2008 a apporté le soutien logistique nécessaire au développement d’un programme de recherche spécifique aux formes les plus agressives. 
Ainsi, l’Institut s’est perfectionné en urologie pour obtenir les résultats les plus performants et des traitements personnalisés en fonction de chaque patient, ce qui fait la reconnaissance nationale et internationale de l’institut Bergonié dans le domaine des cancers urologiques.

Les différents cancers

Cancer de la prostate

Un cancer de la prostate est une maladie qui se développe à partir de cellules de la prostate initialement normales qui se transforment et se multiplient de façon anarchique, jusqu’à former une masse appelée tumeur maligne.

La majorité des cancers de la prostate sont des adénocarcinomes (90 %) ; ils se développent à partir des cellules qui constituent le tissu de revêtement de la prostate (cellules épithéliales).

Avec près de 54 000 nouveaux cas estimés en France en 2011, le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent, à la fois chez l’homme et dans l’ensemble de la population. Il est très rare avant 50 ans et son incidence augmente progressivement avec l’âge. L’âge moyen au moment du diagnostic est de près de 70 ans.

Il a été établi que les antécédents familiaux constituent un facteur de risque du cancer de la prostate. De plus, les hommes d’origine afro-antillaise présentent un risque accru de développer ce cancer. Le risque lié à l’utilisation de pesticides (notamment la chlordécone) reste à démontrer.

Pour en savoir plus sur les cancers de la prostate, cliquez ici

Cancer de la vessie

Les cancers de la vessie peuvent se développer à partir des cellules des différentes couches de la paroi de la vessie. Généralement, ils se forment à partir des cellules de la muqueuse, autrement dit, sur l’épithélium urothélial ; c’est pourquoi ce type de cancer se nomme carcinome urothélial. Il représente la grande majorité des cancers de la vessie.

Pour en savoir plus concernant les cancers de la vessie, cliquez ici

L’expertise de l’Institut Bergonié dans la prise en charge des tumeurs de vessie a été valorisée par l’obtention d’un Programme Hospitalier de Recherche Clinique (PHRC) qui démarrera en 2017. Ayant déjà une expertise forte de cette stratégie thérapeutique, le Dr Paul Sargos propose ainsi une approche innovante à l’échelle française. Pour les patients opérés et qui présentent un risque de rechute important, dans le cadre de cette étude intitulée Bladder-ART, l’irradiation pelvienne post-opératoire tend à renforcer le contrôle local et régional de la maladie avec une tolérance optimale.

Cancer du rein

Un cancer apparaît lorsqu’une cellule du rein initialement normale se transforme, puis se multiplie de façon incontrôlée en formant un amas de cellules anormales qu’on appelle une tumeur. Un cancer du rein peut prendre naissance à partir d’une cellule de différentes parties du rein ; dans la majorité des cas, il se développe à partir d’une cellule du parenchyme rénal.

Ce type de cancer du rein porte le nom de carcinome à cellules rénales.

Le nombre de nouveaux cas de cancer du rein en France était estimé à 11 090 en 2011. Le cancer du rein représente ainsi environ 3 % de l’ensemble des cancers. Il touche deux fois plus les hommes que les femmes. L’âge moyen au moment du diagnostic est 65 ans.

Le cancer du rein est associé à plusieurs facteurs de risque dont les principaux sont le tabagisme, le surpoids et l’obésité et un traitement par dialyse depuis plus de trois ans.

Pour en savoir plus concernant les cancers du rein, cliquez ici

Cancer du testicule

Les cancers du testicule se développent le plus souvent à partir des cellules qui produisent les spermatozoïdes. On parle de tumeurs germinales. Il existe deux types de tumeurs germinales : séminomateuses et non séminomateuses.

Le cancer du testicule est le plus souvent diagnostiqué à la suite de l’apparition d’une masse découverte à la palpation ou décelée par le médecin. Des examens sont nécessaires pour en déterminer la nature exacte et savoir si c’est un cancer.

L’ablation du testicule atteint par une intervention chirurgicale est le traitement initial, quel que soit le type de tumeurs. L’opération consiste à enlever le testicule dans lequel la tumeur s’est développée et les tissus à proximité vers lesquels elle a pu se propager.

Pour en savoir plus concernant les cancers du testicule, cliquez ici

100 %

des dossiers discutés en RCP

23

protocoles de Recherche Clinique proposés aux patients (2016)

100 %

des traitements de radiothérapie réalisés avec des techniques modernes

Les actualités du Groupe Urologie

MOVEMBER

Dans le cadre de Movember, mois de sensibilisation au cancer de la prostate, l’Institut Bergonié et la Clinique Saint Augustin se sont associés pour organisation une journée sur les avancées de la médecine dans le domaine du cancer de la prostate.

Prochainement, Movember 2018.

VOUS NE SAVEZ PAS A QUI VOUS ADRESSER ?

1) Si vous êtes déjà venu(e) à l’Institut Bergonié :

Contacter le secrétariat du médecin déjà rencontré : il vous renseignera.

2) Si vous n’êtes jamais venu(e) à l’Institut Bergonié :

Contacter le secrétariat des Réunions de Concertations Multidisciplinaires (ou RCP)

Une assistante médicale est joignable au 05 56 33 33 41, elle vous demandera tous les renseignements nécessaires pour vous adresser à l’interlocuteur le plus adapté à votre situation.

Le groupe urologie de Bergonié propose une prise en charge des patients atteints d’un cancer de la prostate, de la vessie ou des voies excrétrices, du rein ou des testicules.

Pour la prise en charge à la Clinique Saint-Augustin

Veuillez vous référer au site internet de la Clinique Saint-Augustin.

Les avis sur dossier

Etant donné l’importante activité du Groupe d’Urologie à l’Institut Bergonié, les avis sur dossier communiqués de l’extérieur sans consultation dans nos locaux ne sont pas recommandés. La plupart du temps, ces dossiers sont incomplets et un avis de bonne qualité ne peut donc pas être donné. 
NOUS VOUS RECOMMANDONS DONC DE PRENDRE UN RENDEZ-VOUS ET DE VENIR A LA CONSULTATION AVEC TOUS LES ELEMENTS DONT VOUS DISPOSEZ.

La décision thérapeutique

La décision de traitement et donc le plan de traitement est discuté en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP). Cette réunion a lieu tous les mercredis matins et réunit les médecins oncologues médicaux, radiothérapeutes, urologues, radiologues et anatomopathologistes.

La réunion de concertation pluridisciplinaire en uro-oncologie comporte des médecins de l’Institut Bergonié, des médecins attachés exerçant à la clinique Saint Augustin et des anatomopathologistes.

Une consultation commune regroupant un urologue, un médecin de la radiothérapie/curiethérapie et éventuellement un oncologue médical peut vous être proposé pour vous offrir une meilleure prise en charge.

La Prise en charge personnalisée à l’Institut Bergonié

Après présentation du dossier en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP), lorsqu’un patient souhaite être pris en charge à l’Institut Bergonié, il est vu dans le cadre d’une consultation longue d’annonce présentant la proposition de traitement, ses avantages et ses inconvénients.

Les étapes sont alors les suivantes :

– Le Plan Personnalisé de Soins lui est présenté et remis. Il lui est proposé également d’être vu en consultation par différents spécialistes des soins de support pouvant lui apporter une prise en charge adaptée à savoir un avis auprès d’un médecin spécialiste de la douleur, ou la présence d’une diététicienne, d’un kinésithérapeute, d’une équipe mobile d’accompagnement, d’un psychologue, d’un stomatologue, d’une socio-esthéticienne ou encore d’un service médico-social. Lors de cette consultation, le déroulement précis ainsi que le calendrier du traitement sont communiqués,

– Le compte-rendu de la Réunion de Concertation Pluridisciplinaire et de la consultation sont adressés par courrier dans les 3 à 5 jours au médecin traitant, au spécialiste ou au cancérologue ayant sollicité l’avis médical. Une fois ces médecins déclarés comme référents et destinataires des courriers de consultation, ils recevront l’ensemble des comptes-rendus générés lors des consultations à l’Institut Bergonié.

 

L’équipe d’Urologie est particulièrement attentive à la qualité de l’information transmise aux professionnels de santé qui prennent en charge le patient afin d’assurer une continuité de soin optimale.

 

LES DIFFÉRENTS TYPES DE TRAITEMENT ET LES ÉQUIPEMENTS TECHNIQUES

Selon le type de cancer présenté et sa prise en charge, plusieurs modalités de traitement peuvent être proposées, soient associées soient utilisées de façon exclusive : la chirurgie, la radiothérapie, la curiethérapie, l’hormonothérapie, la radiologie interventionnelle, ou les traitements appelés « thérapies ciblées » et la chimiothérapie sont des options thérapeutiques.

Chaque proposition thérapeutique vous sera expliquée et détaillée lors de la proposition du plan personnalisé de soins.

La radiothérapie

A l’Institut Bergonié, 100 % des patients bénéficient d’une radiothérapie « moderne ». Les innovations techniques (modulation d’intensité, guidage par l’image) sont proposées chez 100 % des patients avec une tolérance excellente ; ainsi 95 % des patients ont peu ou pas d’effets secondaires urinaires ou digestifs significatifs.

Une prise en charge nutritionnelle est entreprise systématiquement afin de garantir la qualité de l’irradiation des tumeurs prostatiques. Une attention particulière est portée sur le maintien de la fonction sexuelle, travail réalisé en collaboration avec l’équipe chirurgicale de la Clinique Saint-Augustin.

De plus, il faut souligner que le département de radiothérapie est un pionnier dans l’instauration des traitements hypofractionnés pour les cancers de la prostate. Chez certains patients, le traitement classique durant 8 semaines est réduit à 4 semaines, limitant les déplacements et facilitant ainsi l’épanouissement dans la vie quotidienne.

La radiothérapie hypofractionnée des cancers de la prostate localisés : 

A l’ère de l’innovation technique, une application clinique majeure a débuté à l’Institut Bergonié pour les patients présentant un cancer de la prostate localisé. Le département de radiothérapie et de physique médicale a ainsi initié une irradiation se déroulant sur 4 semaines, soit deux fois moins longue pour les patients qui étaient auparavant traités sur 2 mois.
Suite aux dernières publications internationales, une technique de ciblage (radiothérapie guidée par l’image) et de délivrance de la dose (radiothérapie en modulation d’intensité) optimisée peut ainsi être proposée à certains patients avec une efficacité et une tolérance similaire. Cette approche permet de maintenir une qualité de vie des patients sur le plan sexuel, urinaire et digestive ainsi qu’une qualité de vie globale, à l’image de ce qui est déjà proposé en radiothérapie des tumeurs mammaires, en routine, dans le département.

La curiethérapie

L’Institut Bergonié est le centre référent de curiethérapie de la région Nouvelle-Aquitaine avec 200 patients ayant bénéficié de ces traitements en 2015. Le Dr Laurence Thomas propose cette technique avec une expertise sur plus de 600 patients et des résultats excellents, notamment sur la fonction érectile. Nous offrons aux patients des traitements de haute technologie en curiethérapie adaptés à chaque situation. Il s’agit d’un traitement curatif et conservateur pour les cancers gynécologiques et pour les cancers de la prostate.

L’Institut Bergonié est le centre expert en curiethérapie de prostate en Nouvelle-Aquitaine, avec une expérience notable de plus de 550 patients.
Cette curiethérapie de prostate est une option thérapeutique incontournable permettant des traitements hautement ciblés sur la prostate avec escalade de dose, avec des taux élevés de contrôle et une toxicité limitée.
Pour les cancers de la prostate localisés, la curiethérapie par implants permanents est une alternative à l’ablation de la prostate. Ce traitement est réalisé en un seul geste. Il ne présente pas de risque d’incontinence et a des résultats probants sur la fonction érectile.

La curiethérapie de prostate peut également être associée à la radiothérapie externe, limitant alors la durée totale du traitement. Elle est alors réalisée à haut débit de dose en une seule séance.

Les nouveaux traitements

Le groupe urologie à l’Institut Bergonié est à l’origine ou participe à plus 20 essais cliniques essentiellement en phase II et III.

A côté de ces essais réclamant des effectifs importants de patients, il peut être proposé une inclusion dans une phase I qui testera un nouveau médicament plus tôt situé dans son développement. Dans ce contexte, une même molécule peut être proposée à différents types de tumeurs hématologiques ou solides dont les tumeurs urologiques. Le groupe des essais précoces est dirigé par le Pr Antoine Italiano et a assis, en quelques années, une expertise qui compte parmi les 3 plus grands centres en France.

L’Institut Bergonié propose également des programmes de screening moléculaire dans le cadre de la recherche clinique. Le principe est de déterminer une anomalie dans la cellule tumorale comme une mutation de son ADN dont elle est dépendante pour sa survie. Ainsi l’effet biologique de cette anomalie pourrait être bloqué par un médicament spécifique, autrement appelé médecine de précision. Cette démarche permet également de ne pas exposer les patients à un traitement potentiellement toxique et qui serait inefficace. Ce screening peut être non seulement proposé pour des tumeurs urologiques mais en plus pour toutes les tumeurs solides comme dans le cadre des protocoles BIP et IGNYTA.

En pratique, lors d’une consultation en onco-urologie il peut être très fréquemment proposé au patient un traitement standard ou bien une inclusion dans un essai clinique, dans lesquels son intérêt et sa protection sont prioritaires. Cette dimension de la recherche dans le soin illustre le souci permanent du praticien de centre à trouver des solutions innovantes au delà des traitements standards.

Les équipements techniques

Matériel à visée diagnostic :

– Echographe 3D BK dernière génération

– Sonde échographique per-opératoire articulée pour Robot (repérage des tumeurs rénales)

– Biopsie prostatique sous écho 3D avec système de fusion image IRM (Koelis) nouvelle génération (Trinity)

Matériel à visée thérapeutique

– 2 robots Da Vinci SI en attente de renouvellement pour dernière génération Xi => vidéo Hoepffner.mov

– Laparoscopie 3 et 2 D et colonnes 3 et 2 D

– Resection Bipolaire, lumière bleue Hexvix

– Lasers Holep et Greenlight

– Focal thérapie : EDAP Focal One

Soit plus de 1050 procédures robotisées en 2016

LE MAINTIEN D’UNE QUALITÉ DE VIE OPTIMALE

A l’Institut Bergonié et à la Clinique Saint-Augustin, la conservation des fonctions sexuelle, urinaire et digestive, ainsi que le maintien d’une qualité de vie optimale est un enjeu majeur de la prise en charge des tumeurs génito-urinaires.

En évaluant plus de 1 500 patients pris en charge par prostatectomie, l’équipe chirurgicale a montré 90 % de maintien de la fonction sexuelle et de la continence urinaire à 1 an. De même, chez plus de 90 % des patients, la radiothérapie prostatique ne génère aucun effet secondaire digestif ou urinaire significatif grâce à l’expertise de l’institut et des techniques modernes (modulation d’intensité, guidage par l’image, régimes adaptés, optimisation de la fonction sexuelle) proposés chez 100 % des patients.

Expertise et traitement personnalisé

L’organisation :

– La qualité et la rapidité de la prise en charge, du diagnostic et du traitement.
- L’implication d’une équipe médicale pluridisciplinaire, dans un service de soin à utilité publique, sur un plateau technique performant.

L’expertise et le traitement personnalisé :L’Institut Bergonié est reconnu, entre autre, pour son expertise et sa prise en charge personnalisée pour chaque patient.

 

Ses objectifs sont :

Assurer un plan de traitement cohérent et coordonné pour le patient avec ses médecins référents. Ceci est possible grâce à la discussion de tous les dossiers en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) et au dispositif d’annonce. A cette réunion participent les urologues, les oncologues médicaux et radiothérapeutes mais également les radiologues, le médecin de médecine nucléaire et les anatomopathologistes.

Cette réunion est également ouverte aux spécialistes de la région qui souhaitent soumettre un dossier.

Améliorer l’offre de soins en développant l’accès à de nouveaux moyens diagnostiques (Tep et IRM), ou thérapeutiques tels que la radiothérapie en modulation d’intensité, la Curiethérapie, la Tomothérapie, les thérapies dites « ciblées ».

Grâce à la multidisciplinarité du groupe, des projets de recherche émanant de l’Institut Bergonié sont mis en place : les essais cliniques avec les groupes nationaux GETUG et CCAFU et la recherche fondamentale au sein de l’unité INSERM VINCO.

Pour plus de renseignements : cliquer ici

L’Institut est doté d’une unité labellisée par l’INCa pour la réalisation d’essais de nouveaux médicaments en phase précoce.

Expertise sur la prise en charge des tumeurs de la vessie

L’expertise de l’Institut Bergonié dans la prise en charge des tumeurs de vessie a été valorisée par l’obtention d’un Programme Hospitalier de Recherche Clinique (PHRC) qui démarrera en 2017.

Ayant déjà une expertise forte de cette stratégie thérapeutique, le Dr Paul Sargos propose ainsi une approche innovante à l’échelle française. Pour les patients opérés et qui présentent un risque de rechute important, dans le cadre de cette étude intitulée Bladder-ART, l’irradiation pelvienne post-opératoire tend à renforcer le contrôle local et régional de la maladie avec une tolérance optimale.

Expertise nationale et internationale

Expertise nationale et internationale

Chacun des intervenants que vous rencontrerez à l’Institut Bergonié fait partie des sociétés savantes nationales (AFU, GETUG). Ceci permet au patient de bénéficier des dernières avancées scientifiques présentées dans les congrès internationaux où les médecins du groupe présentent, communiquent et échangent les pratiques avec différentes équipes expertes. Le groupe urologie de l’Institut Bergonié entretient des collaborations avec des équipes internationales de renom.

Les urologues de la Clinique Saint Augustin sont impliqués sur le plan international par la formation de nombreux chirurgiens urologues étrangers, la prise en charge de patients de pays étrangers pour des interventions chirurgicales spécialisées (laparoscopie et robot), des interventions à l’étranger pour formation sur place des équipes, la participation à des programmes d’étude internationaux, et un enseignement dans les écoles de l’IRCAD (France, Brésil, Asie) ; cette équipe d’urologues est aussi organisatrice de congrès internationaux à Bordeaux de techniques opératoires en coelioscopie et robotique urologique avec séances de « chirurgie  en live », dont le plus récent, « Challenge in Laparoscopy & Robotic 2017 » a réuni plus de 600 participants.

En oncologie médicale, le Dr Guilhem Roubaud a séjourné un an au Tisch Cancer Institute Mont Sinai à New York, collaborant à des projets de recherche pré clinique concernant les tumeurs de prostate et de vessie à l’origine d’applications cliniques prometteuses. Fort de cette expérience, le Dr Guilhem Roubaud maintient une étroite collaboration avec cette équipe de recherche.

Le groupe IBIS (International Bladder Investigators Society) a été co-fondé par le Dr Paul Sargos et propose des recommandations et des études sur les tumeurs de vessie, regroupant des universités Américaines (Harvard, Penn, USC), Canadiennes, Belges (Ghent), Egyptiennes (Le Caire), Indiennes (Bombay) et Anglaises (Manchester, Londres). Une collaboration scientifique avec le Royaume-Uni, l’Australie et la Nouvelle-Zélande est en cours de finalisation sur le thème de la prise en charge post-opératoire des cancers de la prostate.

Soins, enseignement, recherche

La prise en charge des patients atteints d’un cancer de la prostate représente une grande partie de l’activité du département urologie soit plus de 1500 patients par an. Mais les autres localisations plus rares, la vessie ou les voies excrétrices, le rein ou le testicule sont également traitées à l’Institut.
Cette expertise reconnue permet de contribuer aux trois missions fondatrices des Centres de Lutte Contre le Cancer (CLCC) à savoir le Soin, l’Enseignement et la Recherche.

C’est dans ce cadre que l’Institut Bergonié assure les missions suivantes :

– La demande d’avis d’un groupe d’experts sur dossier, l’élaboration et mise à jour des standards nationaux de traitement participent à la mission de Soin. 
L’Institut, de par son expertise dans la prise en charge, contribue de manière exhaustive à l’information par communication de documents écrits comme les fiches de radiothérapie des cancers de la prostate,

– L’enseignement est assuré dans le cadre de l’Enseignement Post Universitaire (EPU), de la Formation Médicale Continue (FMC) et de la formation des médecins juniors. Tous nos praticiens ont une mission d’enseignement, l’Institut étant conventionné avec l’Université de Bordeaux. Au cours de votre séjour, vous serez amenés à rencontrer des étudiants en médecine, des élèves de différentes disciplines paramédicales encadrés par des professeurs d’université, des médecins séniors et des assistants-chefs de clinique,

– La recherche porte à la fois sur le développement de nouveaux modes de traitement (médicaments, radiothérapie, chirurgie) et sur la recherche plus fondamentale en laboratoire. Notre implication en recherche clinique est une mission majeure.

Nouveaux traitements

Le groupe urologie à l’Institut Bergonié est à l’origine ou participe à plus 20 essais cliniques essentiellement en phase II et III.

A côté de ces essais réclamant des effectifs importants de patients, il peut être proposé une inclusion dans une phase I qui testera un nouveau médicament plus tôt situé dans son développement. Dans ce contexte, une même molécule peut être proposée à différents types de tumeurs hématologiques ou solides dont les tumeurs urologiques. Le groupe des essais précoces est dirigé par le Pr Antoine Italiano et a assis, en quelques années, une expertise qui compte parmi les 3 plus grands centres en France.

L’Institut Bergonié propose également des programmes de screening moléculaire dans le cadre de la recherche clinique. Le principe est de déterminer une anomalie dans la cellule tumorale comme une mutation de son ADN dont elle est dépendante pour sa survie. Ainsi l’effet biologique de cette anomalie pourrait être bloqué par un médicament spécifique, autrement appelé médecine de précision. Cette démarche permet également de ne pas exposer les patients à un traitement potentiellement toxique et qui serait inefficace. Ce screening peut être non seulement proposé pour des tumeurs urologiques mais en plus pour toutes les tumeurs solides comme dans le cadre des protocoles BIP et IGNYTA.

En pratique, lors d’une consultation en onco-urologie il peut être très fréquemment proposé au patient un traitement standard ou bien une inclusion dans un essai clinique, dans lesquels son intérêt et sa protection sont prioritaires. Cette dimension de la recherche dans le soin illustre le souci permanent du praticien de centre à trouver des solutions innovantes au delà des traitements standards.

Composition du groupe

Le « Groupe Urologie » comprend plusieurs spécialités qui interagissent les unes avec les autres. Il s’agit d’une collaboration entre l’Institut Bergonié et la Clinique Saint-Augustin.

Chirurgie

Radiothérapie

Oncologie Médicale

Anatomo-pathologie

Imagerie médicale

Médecine nucléaire

Laboratoire CAP : Cytologie et d’Anatomie Pathologiques

La surveillance doit être régulière et prolongée

Cette surveillance a pour objectif de :

– Prendre en charge les effets secondaires et les aspects psychologiques des traitements (sexualité, trouble urinaire, qualité de vie),

– Détecter les signes de rechute locale et de métastase.

Cette surveillance est un ensemble de consultations programmées avec le médecin et adaptées au risque de rechute. Celui-ci va chercher les signes de récidive et prescrire des examens complémentaires s’il le juge utile.