L’Oncologie Médicale à L’Institut Bergonié est un champ d’activité large, couvrant l’ensemble des spécialités du cancer, y compris les tumeurs rares.

Le département peut ainsi prendre en charge les patients atteints de tumeurs solides ou hématologiques, à chaque phase de la maladie (dépistage, traitement, suivi post thérapeutique, phase palliative). Les oncologues médicaux travaillent de manière étroite avec les départements de pathologies d’organe : pathologie mammaire, digestive, pathologie gynécologique, pathologie thoracique, pathologie urologique, pathologie des voies aérodigestives supérieures (VADS), sarcomes et autres tumeurs rares, mais également avec l’ensemble des autres corps médicaux tels que la chirurgie, la radiothérapie, la radiologie, la biologie, la médecine nucléaire, la pharmacie.

En parallèle, l’Institut Bergonié a développé une expertise en activités transversales telles que la radiologie interventionnelle (biopsie, cryothérapie, radiofréquence, embolisation, …), l’oncogénétique, l’endoscopie digestive et bronchique, la plateforme de biologie moléculaire, l’unité d’oncogériatrie.

La structure actuelle permet de répondre aux 3 missions allouées au Département d’Oncologie Médicale que sont :

  • La prise en charge clinique multidisciplinaire et globale des patients
  • L’enseignement : formation médicale et des soignants, des étudiants hospitaliers
  • La recherche avec une expertise dans les essais cliniques toutes phases : précoce, de phase II, de phase III.

Les oncologues médicaux travaillent en collaboration multidisciplinaire avec les différents groupes d’organes dans le cadre des Réunions de Concertation Pluridisciplinaire conformément aux référentiels des bonnes pratiques. Ils participent également au développement de traitements innovants qui peuvent être proposés aux patients dans le cadre de programmes de recherche nationaux ou internationaux.

Les oncologues médicaux de l’Institut Bergonié sont impliqués dans les travaux des sociétés savantes nationales ou internationales dédiées à leur groupe d’organe :

  • Unicancer French Breast cancer Intergroup (UCBG), International Breast Cancer Study Group (IBCG), European Organization for Research and Treatment of Cancer (EORTC) pour le groupe sein ;
  • Groupe d’étude des Tumeurs urogénitales (GETUG) et association française d’urologie (AFU) pour le groupe urologie,
  • Société Française d’Oncologie Gynécologique (SFOG) et Association de Recherche

sur le cancer dont gynécologiques (ARCAY-GINECO) pour le groupe gynécologie,

  • Intergroupe Francophone d’Oncologie Thoracique (IFT) pour le groupe thorax,
  • Société Nationale Francaise de Gastro-Entérologie, Unicancer GI et la FFCD (Fédération Francophone de Cancérologie Digestive) pour le groupe digestif
  • Groupe sarcome français – groupe d’étude des tumeurs osseuses (GSF-GETO) et EORTC pour le groupe sarcome.
  • Association Française d’Hematologie (AFU, French Innovative Leukemia Organization (FILO), Intergroupe Francophone du myélome (IFM), Groupe expert des lymphomes oculocérébraux (LOC), France intergroupe de la leucémie myéloide chronique (Fi-LMC), Lymphoma Study Association (LYSA) pour le groupe hématologie
  • Société Francophone d’oncogériatrie (SoFOG) pour le groupe oncogériatrie
  • Association Francophone des soins oncologiques de support (AFSOS) pour le groupe soins de support
  • Société française de pathologie mammaire (SFPM), Groupe génétique et cancer pour l’oncogénétique.

En ce qui concerne la prise en charge en oncologie à l’Institut, de nombreux traitements peuvent être réalisés sans nécessité d’hospitalisation, selon la décision de l’oncologue médical.

En effet,  les soins peuvent être assurés :

  • en ambulatoire, à l’hôpital de jour de l’Institut Bergonié, le retour au domicile du patient s’effectuant le jour même.
  • au domicile du patient, encadré par des soins et du suivi avec des professionnels de santé libéraux, prestataires de service et services d’hospitalisation à domicile (HAD).
  • dans un établissement de soins de suite, de convalescence ou médicalisé, en discussion concertée entre le patient et son oncologue médical.

Immunothérapie et cancer

Le rôle du système immunitaire dans la progression tumorale est aujourd’hui indiscutable. La théorie de l’immuno-surveillance comprend trois étapes clés avec l’élimination, l’équilibre et l’échappement tumoral par sélection des clones les moins immunogènes. Les mécanismes d’échappement tumoraux peuvent survenir à chaque étape. Les cellules tumorales peuvent provoquer une « ignorance immunologique », en diminuant l’expression de leurs antigènes tumoraux ou en altérant leur capacité de présentation antigénique par le complexe d’histocompatibilité de classe I.

Elles sont également l’objet de multiples altérations géniques à l’origine de tumeurs peu inflammatoires. La surexpression de PDL-1 et la mise en place d’un micro environnement immunosuppressif, par la sécrétion de cytokines ou de molécules anti-inflammatoires et le recrutement de cellules immunosuppressives (comme les lymphocytes T-regulateurs) sont autant de mécanismes de résistance tumorale vis à vis de notre système immunitaire. L’arrivée des inhibiteurs des points de contrôle immunitaires a envoyé un signal fort sur notre capacité à restaurer une activité lymphocytaire cytotoxique efficace. Les agents anti PD1 et PDL-1 ont permis d’empêcher l’anergie et l’apoptose lymphocytaire entrainées par l’interaction PD-1/PDL-1 entre les lymphocytes T et les cellules tumorales en périphérie. Ils semblent avoir une action synergique avec les anti CTLA-4 dont le rôle, plus précoce au cours de la réponse immunitaire, assure le maintien de l’activation lymphocytaire. Cette association semble très prometteuse.

La combinaison chimiothérapie et anti PDL-1 pourrait promouvoir une mort cellulaire immunogène et ainsi potentialiser l’action des cellules présentatrices d’antigène et des lymphocytes T CD8.Actuellement l’immunothérapie révolutionne la prise en charge de multiples patients atteints de cancer au stade métastatique. Certains patients en bénéficient plus que d’autres et de nombreux travaux sont en cours pour proposer dans le futur une thérapeutique personnalisée basée sur un immunoscore et ainsi adapter pour chaque patient une thérapeutique basée soit sur une monothérapie, soit sur une combinaison d’immunothérapie ou associée à la chimiothérapie. De nombreux essais sont également en cours, testant la combinaison anti PDL-1 et inhibiteurs de IDO-1 ou du TGFbeta dans le but de cibler ce micro environnement tumoral et de restaurer une balance lymphocytes T CD4-CD8 effecteurs/ lymphocytes T régulateurs favorable, mais également des combinaisons d’immunothérapie avec chimiothérapie ou thérapie ciblée pour accroitre l’efficacité du traitement.

Médecine moléculaire : ou médecine personnalisée.

Elle est fondée sur une meilleure connaissance du cancer. On sait maintenant qu’une cellule normale devient cancéreuse par l’apparition d’altérations de gènes que nous pouvons identifier. En fonction de cette identification, des médicaments ciblés sur ces anomalies ont été développés. L’objectif est de proposer le traitement le plus adapté au profil génétique de la tumeur.

Pour se faire, l’Institut Bergonié :

  • Fait partie de la plateforme de Biologie Moléculaire de Bordeaux labellisée par l’Institut National du Cancer (INCa) pour le diagnostic d’anomalies moléculaires connues telles K-RAS, ALK, EGFR…
  • Bénéfice d’un programme de screening moléculaire large toutes tumeurs dans le cadre de l’étude BIP (Bergonie Institute Profiling) permettant de faire accéder les patients à des traitements personnalisés, ou de mieux comprendre certains mécanismes de résistance aux thérapeutiques
  • Fait partie des 2 centres coordonnateurs du projet MULTIPLI, étude pilote pour le Plan France médecine génomique 2025, dont le but est d’évaluer l’impact du séquençage de haut débit pour améliorer la survie des patients atteints de sarcomes ou cancers du côlon métastatiques.

Plateau de consultation

Hôpital de jour

Hôpital de semaine

Hospitalisation

Lits dédiés aux essais précoces